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HYMNE NATIONAL DE LA COLOMBIE
 
 
Considéré dans tout le monde l’un des plus beaux, à côté de la Marseillaise, il a été écrit par Rafael Nuñez et la musique a été composée par l’italien Oreste Sindici.

Ses paroles très romantiques et pleine de figures de rhétorique, sont propres de l’époque dans laquelle elles ont été écrites et décrivent des paysages et situations de la guerre d’indépendance, avec une beauté incomparable. C’est une évocation de l’héroïsme, propres des colombiens, de ses poètes et ses écrivains.

CORO

Oh gloire inflétrissable
Oh joie immortelle
Dans des sillons de douleur
le bien germe déjà

I

L’horrible nuit est finie
la sublime liberté
verse les aurores
de son invincible lumière.
Toute l’humanité
qui entre des chaînes gémit
comprend les paroles
de celui qui est mort sur la croix.

II

Indépendance! c’est le cri
du monde américain
Se baigne avec le sang de héros
Oh, oui, de Carthagène
la terre de Colomb.
Mais ce grand principe:
Le roi n’est pas souverain,
résonne et ceux qui souffrent
bénissent leur passion.

III

De l’Orinoco, à son lit,
se remplit de dépouilles
de sang et de pleurs, un fleuve
on y voit passer
A Barbula, ni les âmes
ni les yeux ne savent
sentir ou souffrir
soit admiration, soit épouvante
.

IV

Au bord de la Caraïbe
Affamé un peuple se bat
en préférant des horreurs
à perfide santé
arrache en agonie
l’abnégation est grande
et des décombres de mort
sa vertu méprise.

V

De Boyaca, dans les champs
le génie de la gloire
avec chaque épi un héros
invaincu a couronné
Soldats sans cuirasse
ont gagné la victoire
son haleine virile
leur a servi d’écu.

VI

Bolivar traverse les Andes
que les océans arrosent
Epées comme des étincelles
fulgurent à Junin
complète
centaures indomptables
descendent des plaines
et on commence à pressentir
la fin de l’épopée.

VII

Le cor victorieux
A Ayacucho résonne
Et à chaque victoire augmente
son formidable soleil.
de son expansif courage, la liberté étrenne,
du ciel américain
en formant un pavillon,

VIII

La Vierge, ses cheveux
et de son amour, veuve
les accroches du cyprès.
Elle regrette son espoir
qui couvre de la dalle froide,
mais un glorieux orgueil
entoure sa blanche peau.

IX

La patrie ainsi se forme
en poussant des Thermopyles.
Constellation de cyclopes
la nuit a éclairé
La fleur ébranlée
mortel le vent trouvé
sous les lauriers
sécurité a cherché.

X

Mais ce n’est pas la gloire
vaincre la bataille;
Que l’embrassement qui combat
l’anime la vérité
Seule l’indépendance
ne silentie la grande clameur.
Si le soleil nous éclaire tous,
Justice c’est liberté.

XI

Les droits de l’homme
Nariño prêchait
L ‘âme du combat
prophétique illusion
Ricaurte à San Mateo
a volé en morceaux,
le devoir avant la vie.

L’hymne de la république Colombienne
Lyriques par Raphaël Nuñez et musique du compositeur italien Oreste Sindici